1903 Création du Salon d'Automne

Le Salon d'Automne est une exposition d'art se tenant annuellement à Paris depuis 1903. Dés sa création et jusqu'à la Libération, le Salon d'Automne fut durant quarante années un des acteurs principaux de la vie artistique française.

Il fut ceéé le 31 octobre 1903 au Petit Palais, à l'initiative :

  • du Belge Frantz Jourdain (Architecte, président du syndicat de la critique d'art), qui le présidera jusqu'en 1933,
  • des architectes Georges Desvallières et Hector Guimard
  • des peintres Eugène Carrière, Félix Valloton, Edouard Vuillard, Adrien Schulz
  • et le décorateur Jansen.

Le Salon d'Automne avait pour vocation d'offrir des débouchés aux jeunes artistes et de faire découvrir l'impressionnisme à un public populaire. Le choix de l'automne comme saison de présentation est stratégique, il permet de se démarquer des deux autres grands salons : "La Nationale" et "Les Artsites français" qui ont lieu au printemps.

Dès 1904, le salon quitte le Petit Palais pour le Grand Palais. Il s'installera exceptionnellement en 1937 sur l'Esplanade des Invalides en raison de l'Exposition universelle.

 

Le Salon d'Automne est connu en général pour deux grandes dates :

  • 1905 - la naissance du Fauvisme
    Le fauvisme est un courant de peinture du début du XXe siècle. Tiré d'une expression du journaliste Louis Vauxcelles, il débuta historiquement à l'automne 1905, lors du Salon d'Automne qui créa scandale, pour s'achever moins de cinq ans plus tard, au début des années 1910. En fait, dès 1908, il est déjà à son crépuscule. Son influence marqua néanmoins tout l'art du XXe siècle. Le précurseur du fauvisme était Henri Matisse, mais d'autres artistes, comme André Derain, Maurice de Vlaminck ou encore Georges Braque en ont fait partie. Le fauvisme est caractérisé par l'audace et la nouveauté de ses recherches chromatiques. Les peintres avaient recours à de larges aplats de couleurs violentes, pures et vives, et revendiquaient un art fondé sur l'instinct. Ils séparaient la couleur de sa référence à l'objet afin d'accentuer l'expression et réagissaient de manière provocatrice contre les sensations visuelles et la douceur de l'impressionnisme.
     
  • 1912 - la querelle xénophobe et anti-moderniste

Au début du XXème siècle, la capitale française est aussi celle de l'Art et les artsites étrangers sont nombreux dans les ateliers parisiens. Au premier Salon d'Automne en 1903, ils représentent 21% des exposants, un niveau proche de celui des trois autres grandes manifestations :

Mais très vite, le Salon d'Automne devient leur lieu privilégié d'exposition : en 1907, 40% des exposants sont d'origines étrangère, et 44% en 1912.
Beaucoup sont cubistes et les impressionnistes veulent les rejeter. Difficile cependant de s'appuyer sur des arguments esthétiques quand on a soi-même dû affronter le conservatisme quelques années plus tôt. Alors, on s'en prend à leur origine.

Au départ, les arguments se mêlaient : xénophobie, esthétisme, rivalités personnelles. L'éventail des ennemis des avant-gardes du Salon d'Automne était large. Derrière ces arguments plusieurs enjeux se recouvraient, dont le refus de l'innovation picturale, la xénophobie de l'époque et, le souci de la vocation nationale et internationale de Paris.
La politique s'en mêle, dans les rangs nationalistes, on veut limiter la présence étrangère au Salon d'Automne. Pour calmer les esprits, la ville de Paris fait établir de nombreuses statistiques démontrant que les étrangers ne sont pas plus cubistes que les artistes français et, que les cubistes ne représentent que 6% des étrangers exposés au Salon d'Automne 1912, contre 9% parmi les artistes français. La querelle s'apaise.

La querelle de 1912 n'était en fait que la face émergée d'une crise plus profonde. Il n'y avait pas encore d'identité ni de définition pour un art moderne français, alors que l'héritage impressionniste, centré surtout sur Paris, s'épuisait et que parallèlement se constituait un nouveau courant d'avant-garde, dont la logique internationale, commerciale et médiatique, remettait en question l'idéologie moderniste tel qu'il fut élaborée depuis la fin du XIXe siècle.

Le Salon d'Automne a marqué le XXe siècle en exposant tous les courants novateurs, au prix de grands scandales qui ont établi sa notoriété.
Accusé en 1912 d'être un repaire d'avant-gardistes étrangers, le Salon d'Automne a gardé de cette époque une aura progressiste et internationaliste.

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