DERAIN André

Prénom: 

André

Nom: 

DERAIN

date de naissance: 

10 juin 1880

date de décès: 

10 septembre 1954

le 10 juin 1880 à Chatou (Yvelines). Mort le 10 septembre 1954 à Garches (Hauts-de-Seine), accidentellement. XXe siècle. Français.

Peintre de figures, portraits, nus, paysages, marines, natures mortes, peintre à la gouache, aquarelliste, pastelliste, peintre de décors de théâtre, sculpteur, graveur, illustrateur. Fauve.

Après avoir, pour satisfaire aux vœux de ses parents, préparé le concours de l’École Centrale d’ingénieurs, il décida de se consacrer totalement à la peinture. Il reçut ses premiers conseils d’un peintre local, Jacomin, qui avait connu Cézanne. En 1896-1898, il fréquenta l’Académie Carrière, il connut Matisse. En 1901, de une à deux années avant son départ pour le régiment, il se lia d’amitié avec son aîné de quelques années, Vlaminck, qui venait d’être libéré du service militaire. Bientôt, tous deux peignirent ensemble dans un même atelier de Chatou, cabane en planches près du pont de Chatou, non sans fréquenter les bords de Seine, les guinguettes à canotiers, le restaurant Fournaise, étaient passés les impressionnistes, qu’alors ils affectionnaient, et Guy de Maupassant. En 1901 aussi, ensemble, ils furent bouleversés par l’exposition Van Gogh. Bien qu’accusant déjà de notables différences, les œuvres des deux amis, exposées encore modestement et ayant commencé d’attirer l’attention des critiques, suscitèrent l’appellation d’une École de Chatou, dont ils ne furent jamais que les deux seuls représentants. Revenu du service militaire, pendant lequel il put continuer de peindre, et même à illustrer deux livres de Vlaminck, Derain renoua ni avec l’École de Chatou, ni trop avec Vlaminck. Il s’inscrivit à l’Académie Julian, ce qui choquait Vlaminck qui préconisait le recours au seul instinct, il fréquentait le musée de Vlaminck appelait « ce cimetière ». Quand Derain se mit à copier au Louvre, en l’interprétant, le Portement de Croix de Ghirlandajo, ce fut la fin de tout. Derain quitta Chatou pour Montmartre. Son atelier de la rue Tourlaque fut, autour de 1905, l’un des lieux soufflait l’esprit, tout autant qu’au Bateau Lavoir de la place Ravignan, siégeait Picasso. En 1905, il passa l’été à Collioure en compagnie de Matisse, avec lequel s’étaient révélées des affinités. Ce fut au retour de Collioure qu’eut lieu le Salon d’Automne fut consacrée la création fauvisme. Ambroise Vollard, qui le soutenait, lui conseilla des séjours à Londres, en 1905 et 1906, d’où il rapporta des peintures parmi les plus fortes de sa période fauve. De retour à Paris, il fit la connaissance de Georges Braque, alors dans sa propre période fauve, avec qui il alla à l’Estaque en 1906, et de Picasso, avec qui il ira à Cadaquès en 1910. En 1907, il entra le premier avec Vlaminck, à la Galerie D. H. Kahnweiler. En 1908, il passa sept mois à Martigues. La déclaration de guerre le surprit à Montfavet, il passait l’été avec Braque et Picasso. Derain fit la guerre de 1914-1918 comme artilleur du début à la fin, en Champagne et dans la Somme. Guillaume Apollinaire préfaça sa première exposition personnelle en 1916 à la Galerie Paul Guillaume, qui le soutiendra pendant toute sa vie. Il est assez étonnant de remarquer qu’il eut ensuite, de son vivant, que trois autres expositions personnelles dans Paris, en 1931, 1937, 1949. Après la guerre, il eut de nombreux ateliers dans Paris. Il séjourna à Rome en 1921, passa de nombreux étés dans le Midi : 1921 Sanary, La Ciotat, 1922 et 1925 aux Lecques, 1930 Saint-Maximin, 1931, 1932, 1933 Saint-Rémy-de-Provence. Les participations de Derain aux divers Salons furent extrêmement rares. En 1928 lui fut décerné le Prix Carnegie de Pittsburgh. Dans ses dernières années, il ne consentait d’exposer que sur l’insistance de ses plus jeunes camarades. Bien qu’étant fort sollicité, peu auront moins abusé que lui des expositions personnelles. Toutefois, en 1937, à l’occasion de l’ Exposition Universelle de Paris, il participa à l’exposition au Petit Palais des Maîtres de l’Art Contemporain, avec trente peintures représentatives de la diversité de ses thèmes, parmi lesquelles : Portrait de Vlaminck, Table à la nappe, Femme nue jusqu’aux épaules, Les Buveurs, Le Bain, Une rue de Londres, Les Raisins, Autoportrait à la pipe, Paysage du Midi, Femme aux fruits, Nu de dos, Le Mont Olympe, La table de cuisine. De 1935 à sa mort, il résida à Chambourcy, il est enterré. Des expositions rétrospectives posthumes lui furent consacrées : à Paris en 1977 et 1980-1981, à Marcq-en-Baroeul en 1981-1982, au Musée d’Art Moderne de Troyes : André Derain et le retour à la tradition pendant l’été 1991, au Musée de l’Orangerie de Paris : Un certain Derain à l’automne 1991, en 1994 au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris : André Derain, le peintre du trouble moderne, en 1995 au Musée Despiau-Wlérick à Mont-de-Marsan.

En 1919, il réalisa pour les Ballets Russes de Diaghilev les décors et costumes de La Boutique Fantasque sur des thèmes de Rossini. Il revint au décor de théâtre, en 1953 et 1956, pour L’Enlèvement au sérail de Mozart et Le barbier de Séville de Rossini, au Festival d’Aix-en-Provence. Il a illustré, le plus souvent de bois, lithographies, et aussi burins, de nombreux ouvrages littéraires (…)

Derain a également pratiqué la sculpture. Il a notamment taillé des masques dans le cuivre de douilles d’obus, au lendemain de la guerre de 1914-1918. À partir de 1939, il se remit, et avec abondance, à la sculpture.

(…)

EXPERT C.E.C.O.A.

Michel Broomhead est Expert à la Chambre Européenne des Experts-Conseil en Oeuvres d'Art (C.E.C.O.A.) dont la vocation est d'être un gisement de compétence technique et humaine exploitable par les gouvernements, les organismes nationaux et européens, les entreprises publiques et privées et les particuliers, pour des missions pointues d'expertise ou d'arbitrage, dans des domaines précis, que ce soit à des fins judiciaires ou à titre d'audit.

Paris

Le Village Suisse
78 avenue de Suffren
56 place de Lucerne
75015 PARIS
tel : 06 23 17 33 80

Vendredi, samedi et dimanche
de 11h à 18h30

DEAUVILLE

7 rue Hoche
14800 DEAUVILLE
à côté de l'Hôtel Normandy
face au magasin Printemps
tel : 02 31 89 48 03

Vendredi de 15h à 18h
Samedi et dimanche
de 11h à 18h30

Contact

Deauville
Twitter @BroomheadJunker

Paris
Twitter @GalerieBJ