A 74 ans, la photographe Irina Ionesco est toujours aussi sulfureuse

Icône gothique et grande dame de la photographie érotique, Irina Ionesco est de retour à presque 75 ans avec de nouveaux travaux polémiques en noir et blanc.
"L'érotisme, c'est la vie, le contraire de la mort", affirme Irina Ionesco à l'AFP dans l'ambiance tamisée de son appartement parisien des photos, des chaussures, des chapeaux sont accrochés aux murs, bribes de souvenirs de théâtre, symboles de son travail.
Elle accède rapidement à la notoriété dans les années 1970. On la connaît principalement pour les clichés érotiques de sa fille Eva, photographiée entre quatre et 11 ans.
Ces clichés continuent de faire débat au sein de la blogosphère. "C'était une autre époque", a expliqué Ionesco, dont la fille devenue actrice prépare un film avec Isabelle Huppert dans le rôle de sa mère.
Son style gothique et sensuel en a fait une icône pour de nombreux designers. Une sélection de ses photographies pour Givenchy ou pour des magazines de mode, comme Vogue Japon et Stiletto, seront exposées à Paris en juin et juillet.
à Paris d'un père violoniste et d'une mère trapéziste, Ionesco est abandonnée à quatre ans. Envoyée en Roumanie, elle est élevée dans le monde du cirque par sa grand-mère et ses oncles.
Elle rêvait de devenir danseuse, mais son corps frêle et souple en fera une contorsionniste. De 15 à 22 ans, elle fait le tour des cabarets en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique avec deux boas géants. "J'étais l'esclave des boas, à la fin j'en ai eu marre", se souvient-elle.
Elle est victime d'un accident lors d'un numéro de danse à Damas. Convalescente, elle commence à dessiner, à peindre. Mais, avant de suivre des études d'art à Paris, elle voyage avec un riche joueur iranien qui la couvre de bijoux et de vêtements de luxe.
La photographie est venue plus tard et par hasard, comme la plupart des évènements de son existence.
Noël 1964, son ami de l'époque, l'artiste d'avant-garde belge Corneille, lui offre un reflex d'une grande marque japonaise, un appareil qu'elle continue d'utiliser aujourd'hui.
Autodidacte, elle photographie ses amis et leurs filles avec des pellicules de 400 et 800 ASA en utilisant des bougies pour l'éclairage. Elle vide ses placards remplis de vêtements chics et de costumes de scène pour habiller ses modèles.
Sa première exposition en 1970 est un succès. On y voit des femmes dans des poses théâtrales et aguicheuses, parées de dentelles, de perles, de fleurs artificielles et entourées d'objets fétichistes.
Le monde d'Irina Ionesco "appartient à un domaine que nous ne connaissons que sur la foi de fragiles souvenirs", écrivait à l'époque le surréaliste français André Pieyre De Mandiargues.
Son univers visuel dominé par les femmes - on y trouve très peu d'hommes - est lié à l'absence de sa mère entre quatre et 15 ans, lorsqu'elle se retrouve à Paris. "C'est la recherche de cette femme qui m'a manqué et qui était ma mère. Son regard m'a manqué", explique-t-elle.
Aujourd'hui, la photographe travaille pour l'Unesco en Mauritanie et en Egypte. Elle revient d'une exposition au Brésil sur ses clichés de mode.
"J'adore faire de la photo de mode", explique celle dont les photographes préférés sont Cecil Beaton, August Sander, Richard Avedon, Robert Mapplethorpe et Diane Arbus.

leParisien.fr -Flash actualité - Culture le 10/06/2010
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